Présentation amatera @Cosmoprof Bologne réalisée par BioDiversity.Bio

Attention si l’introduction est en italien, la présentation est en français dès la 1ère
minute.

Interview de Dominique Nemery
Fondatrice d’amatera

La genèse d’amatera – 25/10/2017                        

PCL : Dominique, vous dirigez la société Excellia Consult, spécialisée en conseil économique, depuis près de 10 ans. Vous êtes une femme d’affaires connue et reconnue au Luxembourg. Comment passe-t-on du monde su service au monde de la cosmétique ?

DN : J’ai toujours pris soin de ma peau et n’ai jamais regardé à la dépense quand il s’agissait de faire confiance aux grandes marques de cosmétique. Cependant, j’étais devenue de plus en plus exaspérée à la fois par la longue liste d’ingrédients chimiques (avec des noms complexes) contenus dans les produits dits « conventionnels », mais également par le défaut d’efficacité de produits pourtant très plébiscités.
D’une part, j’ignorais totalement la composition des soins que j’appliquais sur ma peau et d’autre part, je n’étais pas satisfaite du résultat.
J’ai donc décidé de fabriquer mes propres soins.

PCL : J’imagine que vous ne partiez pas de zéro. Beaucoup de femmes semblent comme vous, déçues par les produits qu’elles utilisent, mais peu se retrouvent à fabriquer elles-mêmes leurs formules de soin…

DN : En effet ! L’idée de créer mes propres formules est sans aucun doute issue de ma passion pour les plantes, les herbes aromatiques, les huiles végétales, essentielles et les hydrolats. J’en utilise depuis longtemps dans mon quotidien pour remplacer certains produits conventionnels. Par exemple, j’applique sur mon visage des hydrolats à la place d’un tonique pour rafraîchir la peau, je compose mes tisanes à base d’herbes que je sélectionne selon mon envie, ou encore, j’utilise des huiles essentielles pour soigner les petits maux tels que le rhum ou la migraine légère.

Depuis plus de 10 ans, je découvre les vertus individuelles des huiles en les utilisant dans ma vie de tous les jours. Et c’est quand j’ai commencé à les associer entre elles, à étudier leur complémentarité, que l’idée de créer ma propre formule m’est venue.

PCL : L’apprentissage des huiles est donc une véritable passion depuis toujours…

DN : Je reconnais que l’étude des huiles et de leurs principes actifs est une passion addictive. Mais ce n’est pas la seule. En fait, tout tourne autour d’une philosophie de vie. Grâce à mes nombreux voyages, j’ai découvert bons nombres d’habitudes, de routines et de traditions différentes des nôtres.

La façon de prendre soin de soi diffère d’un continent à l’autre. Si l’on regarde de plus près la médecine traditionnelle chinoise par exemple, on remarque qu’à l’opposé de la médecine occidentale, les efforts sont davantage mis sur la prévention. Cela me semble tout à fait judicieux. Ne dit-on pas qu’il vaut mieux prévenir que guérir ? L’usage des plantes, lorsqu’on les connaît, permet cette prévention et le maintien d’une peau et d’un corps sains.

Je ne suis certainement pas celle qui donnerait des leçons de morale. Nous vivons dans un monde de plus en plus pressé et oppressant, sans prendre vraiment de temps pour nous. Mais dans la mesure du possible, j’essaie d’avoir une bonne hygiène de vie et de consommer des produits frais, naturels et locaux. A partir du moment où l’on fait l’effort de prendre soin de son corps, la question de la peau devient une évidence. Si j’étais capable de mixer des fruits frais pour en extraire un jus bienfaisant pour mon corps, pourquoi ne pas tenter de mixer des huiles pour en sortir une crème adéquate pour ma peau ?

PCL : Comment crée-t-on une formule de soin cosmétique ?

DN : Comme une recette de cuisine ! En y mettant son cœur, sa passion et beaucoup d’improvisation ! Impro ou erreur chanceuse : les sœurs Tatin ont inventé la tarte Tatin non pas grâce à leur talent, mais à cause d’une simple erreur. Dans la précipitation, une des soeurs Tatin a enfourné des pommes sur un lit de beurre et de sucre en oubliant la pâte qui fût ajoutée plus tard alors que les pommes avaient déjà caramélisé. L’idée de génie fut alors de servir cette tarte chaude et retournée aux convives.
Depuis ma propre cuisine, je me suis mise à associer des huiles, à évaluer leur complémentarité et à tester leur efficacité directement sur ma peau. Il y a eu des ratages, et beaucoup de fou-rires. Je me souviens d’une crème corps que j’avais élaboré et dont la propriété était de raffermir. J’avais beau masser encore et encore, cette crème mettait trop de temps à pénétrer. Au-delà du fou-rire, j’étais bien obligée de reconnaître que l’action raffermissante venait surtout du massage en tant que tel, et donc que la crème, en ce sens était efficace, mais non applicable en réalité puisqu’elle ne pénétrait pas assez rapidement.

PCL : Pour les lecteurs qui voudraient tenter de créer leur propre recette, quel serait votre conseil ? Et comment passe-t-on justement d’une formule à une crème que l’on peut appliquer sur le corps ?

DN : Le premier conseil est surtout de travailler sur une zone parfaitement désinfectée pour ne pas dire stérile, afin de pouvoir conserver naturellement sa recette le plus longtemps possible. Certaines huiles sont très sensibles à l’oxydation. Quand on ne travaille qu’avec des produits naturels, il faut toujours respecter scrupuleusement les conditions d’hygiène.
Pour passer d’une formule à une crème, il suffit de mélanger la formule des huiles avec des sources aqueuses naturelles ainsi qu’avec des émulsifiants d’origines végétales et des principes actifs naturels. Le tout associé se transformera naturellement en crème plus ou moins onctueuse.

PCL : Vous n’ajoutez donc aucun conservateur chimique ? Pourtant, les produits portant le label BIO contiennent généralement une part d’éléments chimiques.

DN : C’est bien ça le problème ! Sans faire de polémique, la plupart des labels BIO, n’imposent qu’un pourcentage minimal d’ingrédients naturels bio, le reste pouvant être en effet des éléments chimiques. C’est la raison pour laquelle je pense que les labels BIO ne mettent plus vraiment en confiance aujourd’hui.
En créant la marque amatera, je souhaite prouver qu’avec les connaissances actuelles, nous sommes parfaitement en mesure de concevoir des produits totalement dénués d’éléments chimiques et parfaitement vegan, c’est-à-dire sans test sur les animaux et ne contenant pas d’ingrédient d’origine animale.

 PCL : Quel a été le déclic pour passer de recettes élaborées chez vous à des formules de soins proposées au grand public ?

DN : L’efficacité des crèmes que je concoctais moi-même a été une véritable révélation. Plus je découvrais de nouveaux principes actifs, plus je composais des soins dont les résultats ont même été remarqués par mon entourage. Lorsque plusieurs de mes amies m’ont demandé de leur fabriquer des crèmes, je me suis mise alors à la recherche d’un laboratoire pour tenter l’expérience de façon plus scientifique et professionnel.

PCL : Comment avez-vous choisi le laboratoire pour la réalisation de vos formules ?

DN : J’ai visité bons nombres de laboratoires. Mes critères de sélection étaient très exigeants. Je devais trouver un laboratoire proche, qui travaillerait sous la condition exclusive de produits naturels, suivant une éthique responsable et vegan et qui accepterait de produire en très petite quantité. Ce ne fut donc pas une mince affaire de trouver le bon partenaire.
C’est en Belgique que j’ai rencontré le fabricant actuel des produits amatera.
Notre collaboration a permis d’allier passion amatrice avec savoir-faire scientifique, qui induit le respect des contraintes légales liées à la fabrication de cosmétiques.
Je leur ai présenté une quinzaine de mes formules « maison » et nous avons travaillé à l’élaboration d’une gamme de 5 produits qui couvre la routine essentielle du soin de la peau la plus exposée : celle du visage et du buste.

PCL : La formule a12 a donc été créée avec l’aide de ce laboratoire ?

Oui, je voulais proposer une première gamme de soins essentielle qui s’adapterait aux besoins de toutes les peaux, indépendamment du sexe, de l’âge, du grain ou de la couleur de la peau.
Au travers de mes nombreux voyages, j’ai cherché les huiles, des éléments naturels issus de toutes les régions du monde. Je voulais proposer le meilleur du monde dans un flacon.
C’est comme cela que pendant plus de 18 mois de recherche, de développement, de test, de stabilisation, que nous avons élaboré une formule de 12 huiles végétales qui répondent à 12 besoins clés de la peau. Nous l’avons inclus comme formule de base dans tous nos produits.

PCL : Comment êtes-vous certaine que cette formule est assez globale pour s’adapter à toutes les peaux ?

DN : J’ai la conviction que sans dictature chimique, la Nature retrouve toute sa force et son efficacité. Nous sommes partis du postulat que le meilleur expert de notre peau, c’est notre peau elle-même. Elle seule peut savoir ce dont elle a besoin, à quel moment (saison, cycle, âge) et en quelle quantité. Si on lui propose un cocktail d’actifs bienfaisants, elle peut alors choisir à la carte ce dont elle a besoin.
La Nature est bien faite. Je pense qu’il faut apprendre à lui refaire confiance.
En cas de coupure ou blessure légère, sans intervention quelconque, on voit bien que la peau opère une reconstitution naturelle de ses propres tissus. Il y a pour moi une forme d’intelligence des cellules que l’on ne peut pas nier. Cette même intelligence est donc capable de reconnaître et puiser les ingrédients naturels dont elle a besoin.
Lorsque j’utilisais des cosmétiques conventionnels, j’achetais toujours des produits pour peau mixte, car ma peau était mixte. Mais finalement, malgré l’utilisation quotidienne, ma peau restait mixte. En lui proposant la formule a12 bien plus globale, ma peau est devenue « normale ».

PCL : Aujourd’hui vos produits sont enfin sortis sur le marché. Quelles sont les premières réactions que vous avez pu recueillir ?

Je suis très heureuse des premiers retours reçus par les utilisateurs des soins amatera.

Bien sûr, le constat le plus satisfaisant concerne l’efficacité des soins. Les commentaires et avis que l’on peut retrouver sur les réseaux sociaux parlent de « produits stupéfiants », de peaux qui « revivent ». Je suis persuadée que la fidélisation à la marque passera par l’efficacité reconnue des produits.

Car en effet, une des mauvaises idées reçues est que les produits naturels sont certes peut-être sains, mais ne sont pas forcément efficaces. Sur ce point, amatera fera ses preuves au fil du temps et de l’utilisation des soins de la gamme.
Une autre mauvaise idée préconçue concerne l’aspect, la texture ou encore les odeurs des produits naturels qui généralement peinent à rivaliser avec les produits conventionnels, chimiquement transformés dans le seul but de plaire au grand public.
Avec passion et acharnement, nous avons relevé le défi de proposer des produits qui peuvent satisfaire tous les sens : une couleur naturelle dorée pour le plaisir des yeux, des odeurs recherchées suivant la science de l’aromathérapie (par exemple, la crème de jour contient des agrumes qui dynamisent et réveillent tant la peau que les sens et la crème de nuit contient de la bergamote pour ses vertus apaisantes), et des textures très agréables pour un massage optimisé.
Nous avons donc récolté bon nombre de compliments sur la texture, la couleur ou encore l’odeur des produits amatera. Là aussi, je pense que l’on ressent toute la passion qui aura été mise à l’élaboration de ces produits.

PCL : Une dernière question, comment vous est venu le nom d’amatera ?

Je cherchais un nom qui rappelle la nature au sens large (la terre, la mer) et l’amour que je lui porte. Puis j’ai pensé que cette marque devait être dédiée au bien-être, à l’action de prendre soin de soi de façon saine et naturelle, en d’autres termes, se materner soi-même. C’est donc avec des mots-clés tels que « amour », « mer », « terre » et « materner » que j’en suis arrivée à trouver le nom amatera.
Pour l’instant, la première Gamme Essentielle n’utilise que des produits issus de la terre, mais nous travaillons déjà sur les futures gammes avec un cocktail d’actifs issus du milieu végétal marin.

PCL : un dernier mot pour conclure ?

Au-delà d’une simple marque, amatera est une philosophie de vie qui propose de mieux prendre soin de soi et de laisser faire la nature, puisque celle-ci est bien faite. C’est pourquoi nous souhaitons développer une communauté autour de ce concept d’une nature intelligente en laquelle il faut refaire confiance.

 

 

Interview avec la fondatrice Dominique Nemery, réalisée par Private Consulting Luxembourg (PCL) le 25/10/2017 – Auteur: Hélène Michel